Numenéra

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Gate
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Numenéra

Message par Gate » mar. 2 avr. 2019 10:44

Mort les enfants de Bopale,
Industrie occidentale
Morts les enfants de Seveso
(Renaud)


Journal de Gnémanille

Ce n‘est pas une histoire que j’ai l'habitude de raconter. Elle est trop sombre. Mais vu qu’on parle de noirceur depuis le début de la soirée... Le temps s’y prête d'ailleurs.

Je ne pourrais pas vous dire à quand cela remonte car même le temps a été capricieux. Il s’est passé deux jours pour moi mais des années dans le monde. Ne me demandez pas comme cela est possible, je n’en sais rien. Encore un secret des temps anciens.

Imaginez. Vous vous réveillez dans une sorte de petite cellule aux parois faites de métal. Une cellule sans porte ni grille. Votre poignet est maintenu par un anneau fixé au mur. Ajoutez à cela un bourdonnement sourd et continu, jailli des entrailles de quelque machine ancienne. Enfin, vous n’avez aucun souvenir des heures ni des jours précédents. Voilà dans quelle situation cela a débuté.

Je n’étais pas seule, il y avait d’autres cellules. Je distinguais une silhouette en face de moi et j’entendais parfois d’autres voix. Dites-vous que ce n’est jamais bon d’être retenu captif dans ce genre de lieu, surtout quand vous ne savez pas qui, ou quoi, est le geôlier. Après quelques efforts, nous étions deux à avoir pu nous libérer. J’ai dégagé mon poignet de l’anneau métallique, une autre a arraché l’anneau du mur. J’allais sortir de ma cellule quand quelqu’un a averti qu’il percevait quelque chose qu’on ne pouvait voir, quelque chose de dangereux qui servait de barreau. J’ai lancé de la paille qui nous servait de paillasse, elle s’est embrasée. Il y avait là une barrière invisible mais sans doute mortelle.

C’est alors que j’ai eu le premier aperçu de nos geôliers. C’étaient des hommes finalement, fort ordinaires, qui amenaient une nouvelle prisonnière en piteux état. Une prisonnière vraiment étrange : des pattes d’araignée, quatre bras, une créature mutante. Et le plus bizarre était que je la connaissais, je connaissais même son nom, Aria. Les deux hommes sont repartis sans remarquer que nous étions deux à nous être libérées. En fait, nous nous connaissions tous, même si cela restait flou à ce moment.

Peu de temps après, l’éclairage déjà chiche baissa encore et ce furent presque les ténèbres complètes. Le bourdonnement continu laissa place aussi à un son beaucoup plus strident. Cela dura un petit moment puis le bourdonnement et l’éclairage reprirent.

Avec Aria et Dagaar, nous cherchions un moyen de quitter ces cellules, sans aucun succès, quand un nouveau visiteur traversa le couloir des cellules. Pas un homme cette fois mais une sorte de créature faite de verre et de métal, capable de bouger toute seule. Un robot que cela se nomme chez les érudits. Il sortit comme il était entré, sans s’intéresser à nous.

Une nouvelle fois se furent les presque ténèbres et le son strident. Aria eu l’idée de tester alors la barrière qui fermait notre cellule. Elle y aventura une de ses nombreuses pattes sans en souffrir. J’ai suivi son exemple et nous avons bondi à travers la barrière invisible. Aria semblait ne pas en souffrir mai pas moi. J’y ai gagné au passage de sérieuses brûlures. Si nous étions hors de nos cellules, nous n’étions pas beaucoup plus avancées. Car s’il s’agissait de portes, elles n’avaient ni serrure ni poignée. La seule chose remarquable était une sorte de petite boîte fermée fixée au mur. J’ai réussi à l’ouvrir pour découvrir qu’elle cachait cinq tubes de verre remplis d’une sorte de liquide coloré. Là encore, Raven, sans même pouvoir voir ce que je voyais, compris qu’il fallait échanger deux tubes pour ouvrir les barrières des cellules.

A voir vos têtes, je devine ce que vous pensez. Ce type connaît trop bien toutes ces choses, vous trouvez cela suspect. Et pourtant non. J’en ai connu plusieurs de ces hommes qui consacrent leur temps à étudier ces mécanismes et artefacts anciens. Ils ont acquis une telle expérience que ça en paraît presque magique,

Nous étions en tout cas tous libres et il ne restait plus qu’à ouvrir les portes, ce qui ne posa guère de problème. Pas plus que de neutraliser le robot qui refit un passage par les geôles et s’y retrouva lui-même captif.

Je ne vais pas vous décrire chaque pas que nous avons fait là-dedans. Il y avait une grande salle avec des boîtes et des coffres posés sur le sol et sur le plafond. Oui, posées au plafond, à l’envers, sans tomber. Et dès que nous avons voulu poser un pied dedans, ça n’a pas été possible. Dans cette salle, on s’envole tout simplement et on se retrouve au beau milieu, loin des murs, du sol et du plafond. Mais on n’a pas tardé à comprendre comment évoluer là-dedans. Dans une caisse, nous avons retrouvé notre matériel qui nous avait été enlevé visiblement lors de notre capture.

Dans une autre salle, il y avait une série d’appareils dont certains permettaient de voir ce qui se passe dans un endroit lointain. C’était comme une fenêtre, comme cette fenêtre-là. Sauf que si vous regardez au travers, vous ne voyez pas la rue là-devant mais un endroit qui se trouve incroyablement loin d’ici. C’était une carrière qui apparaissait. Il y avait là des hommes, comme ceux qui avaient jeté Aria dans la cellule. Des enfants, en file, qui approchaient tous d’un homme isolé. L’homme prenait le temps de parler à chaque enfant avant de l’envoyer en compagnie d’un garde. A l’arrière, cela seule Aria le remarqua, il y avait un charnier où s’entassaient les cadavres d’autres enfants.

Je vous ai dit que cette histoire était sombre. Ce n’est pourtant pas le pire.

J’ai omis de vous dire qu’au fil de notre exploration du complexe, des souvenirs refaisaient surface. Et ses souvenirs impliquaient des enfants, des enfants en danger que nous recherchions.

Aria fut la première à quitter la salle et tomba nez à nez avec deux gardes du complexe. Autant vous dire qu’elle se vengea des mauvais traitement dont elle avait été victime. L’un essaya de s’enfuir mais n’alla pas loin. Pour des gardes, ils n’étaient pas très solides. Tous deux portaient sur le bras un tatouage représentant un cercle avec deux lignes partant de son milieu, l’une vers le bas, un peu comme un piquet supportant un bouclier, l’autre de biais et s’arrêtant à la limite du cercle. Nous avons remarqué alors que nous portions tous ce même tatouage, sauf qu’il était marqué d’un point supplémentaire.

C’est après que nous avons trouvé certains des enfants. Ils étaient enfermés dans des cages en bois. Deux étaient encore en bonne santé, d’autres étaient bien plus mal, frappés d’étranges maladies. L’un état déjà mort et deux autres ont expirés alors que Raven les examinait. Les enfants portaient aussi le tatouage, sauf qu’un nombre était inscrit à côté. Ces enfants, j’en reconnus plusieurs. J’avais passé quelques temps dans leur village. C’est là que j’avais rencontré mes compagnons de captivité. C’est en retrouvant les enfants que nous avons aussi recouvré toute notre mémoire. Ou presque. Nous étions au village de Sommet, pas loin de la mer, quand sept enfants ont disparu. On les a cherchés avant de trouver leur trace. Nous avons suivi ces traces pendant plusieurs jours. Les seuls souvenirs que nous n’avons pas retrouvés, ce sont ceux de notre arrivée ici et notre capture.

La santé de ces enfants s’était dégradée tellement vite. La seule chose qui pouvait l’expliquer était qu’on avait pratiqué des expériences sur eux. Avec des cyphers sans doute ou d’autres technologies. Nous avons d’ailleurs trouvé la salle qui était utilisée pour cela, ainsi qu’une autre qui regorgeait d’échantillons. Et plus loin, nous avons enfin trouvé une sortie.

On s’attendait à trouver cette sortie gardée, elle l’était par un robot, différent de celui que nous avions enfermé dans les geôles. Il avait vaguement une forme humaine, une tête, deux bras, deux jambes mais fort grand. Le plus intrigant et sans doute le plus dangereux chez lui était cette espèce de tourbillon de noirceur qui ornait son torse. Il faisait régulièrement une ronde et nous avons attendu qu’il s’éloigne pour décamper avec les trois enfants survivants. Nous avons d’abord cherché un abri dans une cabane proche mais elle était vide et déserte. Ah non, il y avait sur le sol une sorte de petite plaquette en métal sur laquelle était tracé ce fameux symbole qui marquait notre bras, précédé de deux lettres, UT. Nous avons donc poursuivi notre route pour nous éloigner de l’endroit.

Le décor qui s’offrait à nous était celui d’une vaste chaîne de montagnes avec au loin, le Gouffre de Voil. Vous ne semblez pas étonné de cela. Vous n’êtes pas très familier avec la géographie de ces terres. Voyez-vous, j’ai grandi aux pieds de ces montagnes avant de commencer à voyager. D’abord aux alentours de ma ville natale avant de partir plus avant à travers le monde. J’ai mis plus de cent jours pour atteindre Kaparine, sur la côte. Cela faisait pas loin de 2000 km. Le village de Sommet où les enfants ont disparu n’est pas très loin de cette cité. Et voilà qu’en quelques jours à peine, j’étais de nouveau dans ces montagnes. C’était vraiment incompréhensible. Une autre constatation nous déroutait. Nous avions entamé notre recherche des enfants en plein cœur de l’été mais la végétation que nous observions montrait clairement que nous étions en automne. Comme s’il s’était écoulé deux mois au moins depuis que nous avions quitté Sommet.

Même s’il nous était impossible de comprendre comment, nous avons pensé que c’est tout le complexe qui s’est déplacé. Ce serait cela qui expliquerait ces baisses de force que nous avions remarquées. Le complexe rassemblait toute son énergie pour quitter l’endroit où il se trouvait pour un autre. C’était à ce moment que les lumières s’éteignaient presque et que le bourdonnement était remplacé par ce bruit strident.

Quand nous avons compris cela, nous avons décidé, après une nuit passée dans la montagne, d’y retourner. Ca ne nous plaisait pas trop de tenter notre chance à travers la montagne, surtout que l’état de santé d’Amélia se dégradait. Quand nous sommes revenus à la cabane, la porte du complexe n’était nulle part en vue. Le robot lui était là et poursuivait ses rondes mais sans jamais nous remarquer.

Nous avons attendu quelques heures, à l’abri dans la cabane, jusqu’à ce que l’entrée du complexe réapparaisse soudainement. Un instant, il n’y avait rien, l’instant d’après, l’entrée était là. De nouveau, nous avons profité que le robot s’éloigne pour entrer. Nous avons commencé par examiner tous les couloirs et les salles pour nous assurer que personne n’y était revenu. Il n’y avait personne. Nous avions en tout cas bien deviné, le complexe changeait régulièrement de lieu. Nous n’avons pas trouvé, ni même cherché d’ailleurs, les machineries qui permettaient cela. A quoi bon d’ailleurs. Nous attendions maintenant d’arriver aux abords de cette carrière que nous avions vue sur les écrans.

Nous avions du temps à tuer, aussi Raven a-t-il cherché un moyen d’améliorer l’état de santé de la petite Amélia. Je vous ai dit que nous avions trouvé une salle qui contenait des milliers d’échantillons. C’étaient des flacons de sang, des morceaux d’ongle, de cheveux… Et tous portaient un numéro. Raven a retrouvé un flacon de sang portant le même numéro que celui tatoué sur le bras de la fillette. Il l’a examiné et conclu qu’il pourrait l’utiliser pour tenter quelque chose. Je ne sais pas bien ce qu’il a fait, je m’occupais plutôt de surveiller les écrans dans cette autre salle, mais ça a fonctionné. L’état de la petite s’est amélioré rapidement. Au bout de quelques heures, la fièvre était tombée et les pustules avaient disparu.

Sur les écrans que j’observais, ce n’était plus la carrière qui apparaissait mais un village. Un village tout à fait ordinaire, banal, si ce n’est que tous les habitants portaient sur le bras ce tatouage.

Au terme d’un nouveau déplacement, c’est sur la carrière que s’ouvrait la sortie. A chaque fois que le site changeait de lieu, nous nous postions près de la sortie, prêts à agir vu que nous avions vu beaucoup de monde dans cette carrière. Mais il n’y avait personne. Seul le charnier était encore présent. Le tas de corps reposait sur… quelque chose qui semblait lentement les dévorer. Autour de la carrière, il y avait une barrière de grands champignons. C’est à ces champignons que nous devions notre perte de mémoire avons-nous découvert. Si vous apercevez un jour des champignons d’une taille anormalement grande, restez à bonne distance.

Là, nous avons dû faire un choix. Nous pouvions quitter les lieux et retourner à Sommet, ramener auprès de leurs familles les trois enfants que nous avions retrouvés. Mais nous avions aussi une forte envie de poursuivre les pérégrinations du complexe pour retrouver les gens qui l’utilisaient. Je pense que si le responsable de ces horreurs nous était tombé sous la main, il aurait pris plusieurs fois 30 cm d’acier dans le ventre pour lui apprendre à vivre. Mais nous avons privilégié la sécurité des enfants et décidé de quitter l’endroit.

En quittant les lieux, dans un coin sombre derrière l’escalier, nous avons remarqué un appareillage qui nous avons échappé jusqu’alors. Son utilité n’était pas évidente à deviner mais il comportait une inscription : Complexe n° 4 UT.

Retourner au village de Sommet n’a pas été difficile. Nous pensions être arrivés au bout de surprise en apercevant les maisons mais c’est là que le plus étrange de cette aventure s’est révélé. Les habitants n’en croyaient pas leurs yeux, ils pensaient ne jamais nous revoir. Car il s’était écoulé plus de trois ans depuis que les enfants avaient disparu, nous à leur suite. Ils pensaient que nous étions tous perdus. Mais les enfants que nous ramenions n’avaient pas vieillis eux, il ne s’était réellement écoulé que quelques jours ou quelques semaines pour nous, comme si le temps passait moins vite dans cet étrange complexe voyageur.

Voilà pour cette histoire. Je vous avais prévenus qu’elle était sombre et étrange. Maintenant, vous voudrez savoir si nous y sommes retournés, à la recherche du responsable. Mais c’en est assez pour ce soir. Je raconte rarement cette histoire car le souvenir m’en est pénible. Nous verrons cela demain.
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Message par Gate » mar. 2 avr. 2019 10:45

Journal de Raven (extrait)

La première fois que j'ai rencontré Aria, j'étais emprisonné et attaché par un bracelet magnétique au mur du fond de ma cellule. Les trois murs de la cellule dans laquelle je me trouvais étaient faits de métal, et la seule issue possible semblait barrée par un champ de force capable de brûler ce qui tentait de le traverser. A ce moment précis, j'étais fort désorienté, et je ne me souvenais pas comment j'étais parvenu à me retrouver dans cette situation peu enviable.

Un peu avant que les gardes amènent Aria jusqu'à la cellule en face de la mienne, j'avais entendu geindre quelqu'un, à ma droite, et j'avais pu échanger quelques mots avec mes compagnons d'infortune pour les avertir du danger représenté par le champ de force : deux d'entre eux étaient parvenus à se libérer de leur bracelet, et réfléchissaient déjà à différentes pistes pour quitter notre geôle.

Les lampes du quartier des cellules et - nous l’apprîmes par la suite - du reste du complexe semblaient souffrir de baisses de tension régulières. Lorsqu'elles étaient éteintes, les champs de force des cellules semblaient moins puissants. Ces coupures avaient lieu à intervalle irrégulier.

Deux gardes entrèrent dans le couloir des cellules, et jetèrent Aria dans sa cellule. La mutante avait subi maints outrages et c'est son corps quasiment inerte que j'eus l'occasion de détailler avant que les sbires n'activent le champ de force : abdomen arachnéen, quatre bras, partiellement mécanique, et couverte d'ecchymoses et de coupures, elle faisait peur à voir, et je crus bien que ses heures étaient comptées. Mais, comme le dit le dicton, il ne faut pas vendre la peau du mutant avant de l'avoir tué, et Aria repris connaissance peu après le départ des gardes.

Nous échangeâmes quelques informations, et il apparut bientôt que nous étions cinq prisonniers : Aria, Dagaar, Gnémanyle, Arsène, et bien sûr, votre serviteur, Sandro Vermeille, alias "Raven". Aucun d'entre nous ne se souvenais au juste de la façon dont nous étions arrivés là, mais nous avions le sentiment confus d'avoir déjà rencontré les autres membres de notre groupe. Nous constatâmes que nous portions tous les même tatouage étrange sur l'avant bras. Après quelques efforts, quatre d'entre nous parvinrent à se détacher et Aria, qui était d'une façon ou d'une autre immunisée au champ de force qui nous retenait, parvint grâce à mes instructions à désactiver celui-ci en inversant les polarités des fusibles de transduction.

Nous étions libres. Il ne restait qu'à trouver notre équipement avant de fuir au plus vite. Malheureusement, un robot sentinelle vint patrouiller dans les cellules, et il fallut la force combinée de Dagaar et d'Aria pour repousser celui-ci dans une cellule, dont nous réactivâmes le champ de force. A partir du moment où le robot fut enfermé, nous pûmes explorer le complexe sans trop d'interférence.

Notre équipement se trouvait dans des containers dans une salle étrange où la gravité disparaissait lors des baisses de tension. Une autre pièce contenait des moniteurs permettant d'observer d'autres lieux, et notamment une carrière où des hommes en armes semblaient surveiller des enfants. A ce moment, certains d'entre nous eurent une révélation : si nous étions là, c'est parce que nous avions été engagés pour retrouver sept enfants disparus du village de Sommet.

Fort de cette épiphanie, nous continuâmes à explorer le complexe. Deux gardes tentèrent bien de nous neutraliser, mais ils ne furent vite éliminés. Quelques enfants furent retrouvés dans des cellules. Beaucoup avaient subi des modifications génétiques et étaient très malades. Ils moururent rapidement. Trois seulement purent être sauvés, dont une petite fille que je pus traiter grâce à un échantillon de son sang retrouvé dans un laboratoire.

Finalement, nous avons trouvé la sortie du laboratoire, qui était gardée par un robot géant à qui nous n'avons échappé que grâce à une fuite éperdue en direction de la vallée. Le laboratoire était en effet creusé dans une montagne non loin de Titanic Ridge. Après avoir marché quelques temps, nous prîmes le temps de nous reposer et de réfléchir à nos prochaines actions. Titanic Ridge est situé à plus de 1000 kilomètres de Sommet. Cela nous semblait impensable que les responsables de ces expériences aient voulu nous transporter sur une telle distance. Il devait y avoir une sorte de transporteur au sein du complexe, que nous n'avions pas encore trouvé. Malgré la peur du robot, nous décidâmes de rebrousser chemin.

Bien nous en pris : envoyé en éclaireur dans la vallée gardée par le robot, Arsène put constater que l'entrée du complexe avait disparu !!! Cela ne pouvait signifier qu'une seule chose : le complexe tout entier se déplaçait dans l'espace, probablement lorsque les baisses de tension se produisaient. Nous nous infiltrâmes discrètement dans la place, et attendîmes que celui-ci nous ramène dans la région de Sommet. Nous pûmes alors rejoindre le village sans encombre, en nous basant sur les souvenirs qui revenaient à mes compagnons au fur et à mesure de notre progression : c'est ainsi que nous avons évité de respirer les spores toxiques des champignons géants entourant l'entrée de la base, ainsi que les brigands qui sévissaient sur le chemin du retour.

Arrivés au village de Sommet, une dernière surprise nous attendait : en plus de nous transporter dans l'espace, le complexe nous a fait voyager dans le temps, et alors que pour nous, seulement quelques semaines s'étaient écoulées, pour les villageois, trois années avaient passé...

A présent, mes compagnons semblent fébriles à l'idée de retourner au complexe pour élucider le fin mot de l'histoire : pourquoi ces enfants ont-ils été capturés, et dans quel horrible dessein a-t-on pratiqué des expériences sur ces jeunes innocents ? Même si notre mission initiale qui consistait à sauver les enfants est accomplie, de nombreuses questions restent sans réponse... pour l'instant.
Modifié en dernier par Gate le mar. 2 avr. 2019 10:47, modifié 1 fois.

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Message par Gate » mar. 2 avr. 2019 10:47

Journal de Raven (extrait)

Le lieu dit "le marché" se situe à peu près à la convergence des routes entre les villages de Sommet, de Membrane, de Brise et de Vertige. Nous nous y sommes rendus, mes camarades et moi, dans l'espoir d'y faire une bonne affaire et d'y trouver quelque artefact intéressant.

Nous étions arrivés depuis quelques temps lorsqu'un homme s'écroula à terre en hurlant "les bouches". Après avoir calmé la populace, nous l'avons examiné pour constater que le pauvre hère était bien mal en point : ses paupières avaient été découpées et ses pieds étaient écorchés vifs. Il nous fallu quelque temps pour reconnaître Marcus, un habitant de Sommet.

Mes soupçons se sont immédiatement portés sur Féline, une matrone qui observait la scène depuis sa côterie, non loin de là, avec un sourire moqueur et cruel. Je lui aurais bien fait ravaler si mes compagnons ne s'étaient interposés en arguant qu'elle faisait partie du Gotha de Vertige. Tout cela ne me dit rien qui vaille : lorsque les dirigeant s'en prennent aux honnêtes gens, cela annonce de sombres âges. Quoiqu'il en soit, je ne pouvais pas apporter la preuve de la fourberie de cette odieuse personne, aussi décidais-je d'enquêter en partant du seul point d'ancrage solide dont nous disposions : la victime.

Celle-ci s'est avérée avoir un tatouage similaires à celui des kidnappeurs d'enfants sur lesquels nous avions déjà enquêté. Cela mis la puce à l'oreille à mes compagnons, qui insistèrent pour interroger Marcus plus avant sur son rôle au sein de cette organisation. Nous apprîmes ainsi que Marcus a travaillé pour celle-ci comme coursier, mais n'a plus vu son commanditaire depuis 15 ans. La description qu'il nous fit de celui-ci fut donc relativement vague : un homme pas comme les autres, au regard fixe, nommé IMETUHI. Bien peu de détails pour continuer à enquêter efficacement.

Par contre, nous pûmes remonter la piste sanglante de Marcus jusqu'à l'orée d'une forêt dans laquelle nous avons croisé un essaim de Pallones. Il fallu qu'Aria sacrifie une de ses grenades pour en venir à bout. Plus tard, nous avons regretté ne pas en avoir une deuxième.

Notre enquête nous mena dans les villages de Brise et de Membrane, où nous apprîmes que des habitants avaient également été pris pour cible par ce qui commençait à ressembler à un tueur en série. A Brise, Mygale a été pendu à un arbre après avoir été amputé d'une jambe. A Membrane, la belle Hirondelle a disparu, de même que son bébé, la petite Mathilda (que nous retrouvâmes dans un arbre).

Nous organisâmes une battue, mais il s'avéra bien vite que les gardes que nous avions chargé de rabattre n'étaient pas à la hauteur de leur réputation : beaucoup sont morts, et les rares qui ont survécus nous ont décrit des humanoïdes très blancs aux visages couverts de bouches aux dents acérées.

Cette nuit là, nous fûmes enlevés à notre tour et emmenés dans la grotte par ces créatures, qui semblaient vouloir jouer avec nous comme un chat cruel peut jouer avec une souris. Bien évidemment, nous avons résisté à leurs assauts, et ils ont fini par prendre la fuite, mais cela nous coûta quelques précieux artefacts.

Depuis ce jour, lorsque je ferme les yeux, la nuit, il n'est pas rare que j'entende plusieurs voix facétieuses me demandant si je veux "jouer avec elles"...

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Message par Gate » mar. 2 avr. 2019 10:51

Journal de Gnémanille

Non, ne dites rien. Vous allez me demander si nous sommes retournés dans ce complexe vagabond. Non, ce n'est pas cela que je vais vous raconter, même si vous allez en apprendre plus sur l'homme de la carrière.
A quelques kilomètres de Sommet se tient un marché, commun aux quatre villages de la région, Brise, Membrane et Vertige étant les trois autres. Il est installé au croisement des routes qui les relient.
C'était plutôt une belle journée, le temps était agréable, les gens passaient autant de temps à marchander quelques achats qu'à discuter avec les villageois des autres bourgades. J'étais venue voir s'il pouvait s'y trouver quelque étoffe originale. Si j'avais voulu me déguiser en bergère, j'aurais trouvé ce qu'il fallait mais bon, vous savez, ça ne donne pas grand chose sur scène. J'allais aller voir les curiosités que certains vendeurs proposaient quand j'ai entendu entendu des cris un peu plus loin. Il se passait visiblement quelque chose et vu que personne ne s’enfuyait en hurlant, je suis allée voir ce qu'il se passait.
Au centre d'un cercle formé par la foule, un homme couvert de sang se tordait sur le sol, les mains sur le visage. Il répétait sans cesse "les bouches, pas les bouches", sans que personne n'y comprenne rien. J'ai fini par l'approcher. J'ai reconnu un homme de Sommet. Pas le gars à venir faire le marché, plutôt à rester à la taverne avec ses amis. Et là, ce n'était qu'une plaie. Il était tailladé de partout, comme si une troupes de sadiques avait joué au jeu des mille plaies. Une femme est sortie de la foule, une sorte de médecin car elle a commencé à s’occuper de ses blessures. C’est Raven qui s’est ensuite manifesté, avec éclat. Il s’en est pris à une femme dans la foule qu’il accusait d’être pour quelque chose dans l’état du blessé. Elle protestait et traitait Raven de fou. Sur le moment, c’était difficile de savoir qui avait raison. Nous avons appris plus tard que c’était la femme du chef de Vertige.
Le blessé a été emmené sous une tente où il serait plus facile de s’occuper de lui. Soigner les plaies n’est pas notre affaire, nous avons plutôt essayé de remonter la piste, voir d’où il arrivait. Et bien, il est arrivé par la route venant de Brise. Comment a-t-il pu faire tant de chemin dans son état, c’était vraiment difficile à comprendre,
Quant au blessé, son avenir s’annonçait compromis car il portait sur un bras le même tatouage que les gardes du complexe, sans numéro ni point. Pour Aria, il était lié à ces gens et allait payer pour ce qu’ils avaient fait. Mais depuis que j’étais à Sommet, je croisais ce type occasionnellement, pas du tout le style des gardes du complexes. C’était bizarre qu’il porte ce tatouage. Aria ne l’a pas occis de suite et nous avons pu le questionner. Le tatouage, il l’a eu dans sa jeunesse. Il nous a décrit l’homme qui le lui a fait, c’était bien le gars de la carrière qui parlait aux enfants. Imethué, c’est le nom de cet homme. Un homme étrange, ses yeux restent fixes et ne cillent jamais. Il a parlé aussi du ‘Crépuscule du huitième monde’, de danger. Que voulait-il dire par là, lui-même ne semblait pas le comprendre ?
Marcus – ah oui, j’avais oublié de vous dire comment s’appelait notre blessé – nous a expliqué ensuite ce qu’il lui était arrivé. Il quittait la taverne à Sommet puis plus de souvenir. Il s’est réveillé dans une cave, ou une caverne, et là, les bouches se sont jetées sur lui.
En compagnie d’Aurore, c’est cette femme qui a soigné Marcus, et de Kiligan, qui s’est intéressé lui-aussi à cette histoire, nous sommes partis en direction de Brise.
Nous avons donc suivi les traces de Marcus. Quelques heures de route tranquilles. En fait non, pas tant que cela, nous avons croisé la route d’une palone, vous savez, cette sorte d’énorme essaim qui décime tout sur son passage. Arya possédait une grenade à singularité qui n’en a fait qu’une bouchée. Imaginez seulement, la palone qui est toute proche, Arya qui lance l’objet et puis, plus rien. Nous avons trouvé une forêt où devait se trouver la fameuse grotte. Mais après plusieurs heures d’exploration, nous n’en avons pas trouvé trace.
Nous sommes finalement arrivés en soirée à Brise. Il y avait un attroupement à l’entrée du village mais pas pour nous accueillir. Tout le monde entourait un arbre et avait les yeux levés. Un corps pendait, un homme, dont la jambe tranchée laissait goutter un mince filet de sang. J’ai grimpé dans l’arbre pour le décrocher, le pauvre gars était pendu avec ses propres tripes. Et le pire, le plus surprenant plutôt, c’est qu’il était encore en vie. Sa jambe n’était pas sa seule blessure, il en avait d’autres partout sur le corps et un œil était crevé.
Il a déliré une partie de la nuit, parlant de visages qui n’étaient que des bouches, d’une forêt. Les visages jouaient avec lui et lui infligeaient de nouvelles blessures chaque fois qu’il était rattrapé. Le type est mort dans la nuit.
Au matin, nous avons mieux examiné les alentours de l’arbre au pendu. Nous avons trouvé une série de traces qui n’étaient pas celles des villageois et l’avons suivie jusque dans la forêt au nord du village. Les traces disparaissaient au pied d’un arbre. Un arbre tout à fait ordinaire, rien ne le distinguait des autres arbres de la forêt, sauf qu’il y avait une sorte de paquet accroché dans l’arbre, qui contenait un bébé, mort.
C’est là que nous avons entendu les voix. Elles venaient des arbres semblait-il : « Ils viennent jouer avec nous », c’est en gros ce qu’elles disaient. Au ton, on aurait dit des enfants qui voulaient jouer mais les voix étaient plus sinistres. Pas question pour nous de jouer avec elles dans la forêt qui semblait être leur élément, nous sommes repartis pour retrouver la route de Membrane. Sur cette route, une troupe de soldats est bientôt apparue. Ils venaient de membrane et cherchaient Hirondelle, la plus belle fille du village et son bébé. Pour le bébé, nous savions ce qu’il en était, mais la mère était peut-être encore en vie. Nous avons donc organisé la recherche avec les gardes. Eux entraient par un côté du bois, nous de l’autre.
Après un long moment de recherche infructueuse, nous avons entendu des cris et des bruits de combat. Les gardes étaient tombés sur quelque chose. Nous avons couru sur les lieux pour trouver la troupe en déroute. Plusieurs soldats gisaient ou agonisaient, d’autres fuyaient pour sauver leur vite. Mais aucune trace des agresseurs. Raven a trouvé dans le dos d’un soldat un étrange poignard au manche en os, à la lame incroyablement tranchante. Nous avons récupéré deux soldats blessés et les avons emmenés hors du bois.
Nous avons décidé de rejoindre le village avec les gardes où nous avons retrouvé les autres survivants. Ils ont pu nous décrire leurs agresseurs, des êtres pâles, dont la tête est parsemée de bouches aux dents aiguisées.
Un garde est arrivé à son tour, portant une jeune fille inconsciente et sérieusement blessée. C’était une fille de Sommet que je connaissais un peu, Manaëlle, la fille d’un batelier. Le garde a expliqué qu’il l‘avait trouvée dans un monticule de terre retournée, à l’orée du bois. Nous en avions trouvé d’autres dans la forêt. Ces créatures sortiraient-elles du sol pour surprendre leurs victimes ?
Malgré toutes les questions en suspens, la journée avait été éreintante et nous nous sommes enfin effondrés sur les lits à l’auberge. La nuit a été courte pourtant quand nous nous sommes réveillés non pas dans nos lits mais dans une étrange grotte à côté d’un feu presque entièrement consumé. J’ai ravivé le feu pour mieux voir les alentours. Le sol était en métal et j’ai craint un moment m’être retrouvée dans les geôles du laboratoire. Vous l’avez deviné, nous étions dans la tanière de ces êtres pâles. Nous ne pouvions comprendre comment ils nous avaient amenés ici dans notre sommeil mais nous étions certains qu’ils voudraient jouer avec nous. Alors nous avons débuté le jeu.
Au détour d’un couloir, nous les avons rencontrés, trois qui venaient par devant et deux par l’arrière. La description qu’on nous en avait fait était assez fidèle mais c’était quand même un choc de les voir en vrai. Ca a été un choc pour eux aussi car ils ont appris qu’ils n’étaient pas les seuls à pouvoir jouer. Nous en avons abattu deux avant que de nouvelles créatures n’apparaissent, nous obligeant à nous replier dans la grotte dont nous avons fermé l’entrée. Vu qu’ils ne pouvaient forcer l’entrée de la grotte, ils se sont lassés du jeu et sont partis. Nous en avons profité pour quitter les lieux, cherchant la sortie. Près de la sortie, nous avons découvert un couple venant de Vertige. La femme surtout était blessée et avait été agressée et violentée par ces créatures. Mais la sortie était là. Nous avons traversé un passage étrange pour nous retrouver dans un petit bois proche du marché.
Nous avons confié Surann et Jayelle a des marchands venant de leur village avant de revenir nous-mêmes à Sommet.

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Message par Gate » mar. 2 avr. 2019 10:51

Journal de Gnémanille

Cette histoire-ci, c'est comme les précédentes, nous est tombée dessus sans prévenir. Sauf que le danger qui nous a menacé ne faisait en fait que masquer le réel péril.

Nous étions toujours à Sommet. Il faisait calme depuis un bon moment et la seule chose qui inquiétait les habitants, les paysans surtout, était l'absence de pluie.
Ce jour-là, de grosses nuées apparurent à l'horizon. Voilà qui allait ravir les paysans du village. Sauf qu'elles approchaient vite et que c'était même une tornade qui arrivait sur nous.

Nous avons donné l'alerte et organisé avec Brigitte, la maire de Sommet, l'évacuation.
Une partie des villageois est partie se réfugier dans les grottes voisines. Le reste de la population devait descendre vers la vallée. A la taverne, certains irréductibles refusaient de partir. Ne pouvant pas perdre de temps, je leur ai dit de se réfugier à la cave. Sauf qu'il n'y avait pas de cave ai-je appris plus tard.

"Courrez. Courrez pour vos vies" criait Arya. Quand elle fut toute proche, nous avons réalisé qu'il ne s'agissait pas d'une tempête naturelle. C'était... Un nano m'a expliqué un jour ce phénomène, ce tourbillon de mécaniques minuscules, plus petites que des grains de sable, qui changent tout sur leur passage. J'ai vu des arbres arrachés transformés en pierre ou en plein d'autres choses. Puis un villageois être volatilisé en un nuage de cendres. Il ne fallait pas que cette nuée nous atteigne. En l'observant, j'ai vu que la tempête formait un anneau autour de Sommet et qu'il se refermait trop vite pour qu'on puisse s'echapper. Il fallait retourner à Sommet et espérer que l'anneau ne grossirait pas pour engloutir le village.

Quand nous avons fait le décompte des victimes, 50 personnes manquaient. Les grottes avaient été touchées par la tempête et s'étaient effondrées. Les seuls qui n'ont rien eu à craindre sont les ivrognes restés à la taverne. Non, ce n'est pas là la morale de l'histoire.

C'est Arya qui la première a remarqué Esther. C'était une jeune fille, 12 ou 13 ans, plutôt pâle et émaciée. Elle restait seule au milieu de la foule, personne ne semblait se soucier d'elle. Une sorte de gros furoncle déformait son avant-bras. Elle le caressait en lui disant sans cesse: "Ca va aller." Plutôt bizarre n'est-ce pas? Je ne me rappelais pas l'avoir déjà vue et j'étais étonnée qu'elle ne s'inquiète pas d'être ainsi seule. Je suis allée lui parler. Elle m'a dit qu'elle était restée chez elle pendant la tempête mais n'avait aucune idée de l'endroit où se trouvaient ses parents. Assez étrange, pourquoi ses parents seraient-ils partis sans elle?

Je l'ai conduite à l'auberge où étaient rassemblés les rescapés. Vu les circontances, il était préférable que la population reste groupée. Brigitte a reconnu la jeune fille, elle faisait partie d'une famille arrivée voici peu de Vérane.

Pendant que nous faisions tout cela, un érudit du village avait pris le temps de consulter les archives du village. Car oui, ce simple village garde des traces écrites de son passé. Des parchemins vieux de deux siècles mentionnaient le Vent, semblable à celui-ci. Mais ils ne nous apprenaient rien de vraiment utile.

Nous avons laissé là Esther pour aller jusque chez elle. Nous avons trouvé Numah, sa mère, étendue sans vie sur le sol. Son ventre avait comme éclaté et s'en échappait une étrange substance gluante. Huit traces s'en éloignaient, comme celles laissées par des limaces. Nous avons suivi une trace jusque dans la cuisine et avons trouvé la source de ces traces. Arsène qui était plus en avant n'a pas remarqué la petite créature qui a glissé jusqu'à sa jambe et est entrée dans son mollet. C'était vraiment incroyable, la chose est véritablement entrée dans sa chair puis un furoncle, pareil à celui que nous avions vu sur le bras d'Esther, s'est formé en quelques instants. Arya ne s'est pas posé de question, d'un grand coup de sa hallebarde, rasant la jambe au plus près, elle a tranché l'excroissance. L'opération brutale a été terrible pour Arsène, il s'en est fallu de peu qu'il n'y survive pas. La petite créature qui logeait dans le furoncle a tenté de s'enfuir mais Arya l'a écrasée du manche de son arme. Si j'avais bien vu, ce n'était déjà plus la même créature que celle qui était entrée dans sa jambe. Et il y avait d'autres de ces choses encore dans la maison. Nous avons rapidement fait le tour à la recherche de Saul, le père d'Esther. Mais il n'était pas là. Il fallait maintenant éviter que ces horreurs ne se répandent dans le village. J'ai décidé d'incendier la maison. Tant pis si le feu devait se communiquer aux maisons voisines, cette sournoise menace me paraissait pire que le feu.

Nous sommes revenus à l'auberge. J'ai croisé en chemin Brigitte et j'ai dû prendre le temps de lui expliquer notre découverte et le pourquoi de cet incendie qui ravageait une maison du village. Arya est allée trouver Esther mais est arrivée trop tard. Le furoncle de son bras avait laissé échapper son hôte. Esther a survécu mais la créature s'était échappée.

Nous avons rassemblé la garde et expliqué les évènements. Ils devaient maintenant examiner tous les villageois et isoler ceux qui porteraient le même "nid" qu'Esther. Le médecin du village se chargerait alors d'extraire la chose. Arya ajouta qu'elle opérerait elle-même les récalcitrants.

Plus tard, des gardes nous ont prévenus que le corps de Saul avait été retrouvé. Il était aussi mort du fait de ces créatures. Mais est-ce lui et sa femme qui les avaient amenées au village? Impossible de le savoir. Sur le bras, il portait le fameux tatouage. Nous étions occupés à examiner le corps quand nous avons entendu du bruit dans le bois voisin. Autant vous dire que nous étions très attentifs et prudents en allant voir de quoi il retournait. Heureusement car une des créatures nous y attendait. Au terme de quelques manœuvres risquées, j'ai enfermé la chose dans un vieux vase en terre. Nous l'avons ensuite transférée dans un bocal en verre pour nous permettre de l'étudier. Que je regrettais que Raven ne soit pas avec nous ce jour.

Quant à la tempête, elle était toujours là. Elle n'avait pas changé et ne semblait pas vouloir engloutir le village. Il est vrai que cette menace était passée au second plan.
Il était temps pour nous d'aller dormir.

La nuit fut calme pour nous. Pourtant, les créatures n'étaient pas restées inactives. La bestiole dans le bocal avait formé une sorte de cocon qui la masquait complètement. Et il n'était pas question d'ouvrir le bocal pour voir ce qu'elle était devenue.

Dans le village, nous avons découvert un autre cocon mais d'une taille bien plus grande car il occupait toute une maison. Arsène s'est empressé d'y bouter le feu, à la maison également d'ailleurs. Dans le quartier, il y avait plusieurs cadavres, victimes de ces créatures, sauf que les blessures étaient plus larges que celles que nous avions observées, bien plus grandes. Un bruit sur toits confirma nos craintes. S'y tenait une créature semblable aux précédentes mais celle-ci avait la taille d'un gros chien. Ca n'a pas été une mince affaire d'en venir à bout mais à trois contre un, nous y sommes parvenus. Sauf que plusieurs autres apparurent dans la rue. Derrière elles, une autre chose encore, plus grande et aux traits vaguement humains. Impossible de savoir si c'était un villageois qui avait été ainsi métamorphosé mais une chose était claire pour nous, nous ne pouvions faire face à trois à pareille horde. Nous avons couru jusqu'à l'auberge, emmenant avec nous ceux que nous croisions. Nous avons barricadé portes et fenêtres mais je ne pouvais m'empêcher de penser que tout cela ne tiendrais guère. D'autant que nous avions oublié les plus petites de ces créatures.

Dehors, la horde restait à une certaine distance. Quelques éclaireurs avaient tenter une percée mais avaient été repoussés. Nous en étions à attendre l'assaut final quand j'ai remarqué qu'Arya se caressait le ventre come le faisait Esther. J'ai réagi d'instinct, tiré mon épée et l'ai transpercée, glissant la lame entre deux doigts. J'ai tourné la lame et extrait la chose de son corps. Elle a riposté, criant que j'avais tué son enfant, mais j'ai esquivé l'attaque. Puis elle a repris ses esprits. J'avais aussi une de ces choses qui s'était nichée dans mon épaule. Croyez-moi quand je vous dis que l'arracher a été l'expérience la plus douloureuse que j'aie jamais vécue.

La horde s'était rapprochée et il nous apparut que notre seule chance était d'abattre celle qui dirigeait la troupe. Arya a lancé la charge, seule, mais a été submergée avant d'atteindre la reine. J'ai alors rallié derrière moi tout ce qui restait de la garde et de la populace et nous avons chargé à notre tour. Si vous aviez pu voir ça, c'était tellement beau tant c'était désespéré. La mêlée a été terriblement confuse. J'essayais de dégager Arya tandis qu'Arsène atteignait la reine pour finir empalé par son arme.

C'est la dernière chose que j'aie vu de la bataille. J'ai ouvert les yeux en entendant un vacarme près de moi. J'étais couchée dans une maison qui me rappelait celle d'Esther. Le bruit, c'était Arsène qui frappait à grand coups une machine qui nous a rappelé celle du laboratoire, sauf que celle-ci portait l'indication UT2. Avions-nous vécu simplement un cauchemar? Non, car on ne fait jamais le même rêve ensemble. C'était cette machine. Comment l'avait-elle fait et pourquoi? Impossible à dire. Mais je sais en tout cas ce que nous ferons quand nous trouverons la prochaine.

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Message par Gate » mar. 2 avr. 2019 10:53

Extrait du journal de Raven :

Ce matin là, j’étais tranquillement assis dans l’herbe, dans un jardin de Sommet, à compulser l’un de mes précieux ouvrages sur la technologie des temps jadis, lorsqu’Arya et Arsène firent soudainement irruption et interrompirent ma rêverie. Ils s’étaient réveillés dans une vieille maison et avaient fait une sorte de rêve étrange. Ils avaient l’air persuadés que le rêve avait été induit par une sorte de machine de forme cubique. Intrigué, je les suivis jusqu’à une batisse abandonnée depuis plus de 20 ans. Dans leur rêve, cette maison appartenait à une petite fille nommée Esther, qui avait une sorte de tumeur à laquelle elle parlait...

Le cube était brisé et inutilisable : Arsène l’avait détruit après s’être réveillé. Le rêve semblait concerner une période très ancienne. Sous la machine figurait l’inscription suivante : « Ut Omnes Unum Sint 50.4333 / 4.55 ». Sur le bureau, il y avait une photo de la petite Esther, avec sa mère et son père, Saul, qui porte le tatouage de la secte qui nous avait enlevé. Dans le sous-sol de la maison, nous avons trouvé un laboratoire secret, avec une éprouvette contenant du sang séché et un journal codé où le nom d’Esther revient régulièrement.

Nous avons assez rapidement soupçonné le dénommé Saul d’être en réalité Imetuhi. Marcus, le villageois que nous avions sauvé quelques temps auparavant, nous confirma dans ses délires que Saul était bien Imetuhi et ajouta qu’Esther dort dans le ciel, qu’il y est allé en touchant une pierre

Après quelques recherches, nous avons fini par découvrir une sorte de dolmen « magique » grâce aux coordonnées inscrites sur la machine à rêves et un atlas retrouvé dans le laboratoire : au centre du dolmen se trouvait une structure métallique plate, sur le côté de laquelle nous avons déniché une fente qui pouvait accueillir la carte métallique « UT » que nous avions découvert dans le complexe où nous avions été faits prisonniers. L’insertion de la carte créa des arcs électrique et une colonne de lumière qui se dirigeait vers les cieux. Nous touchâmes la pierre, et nous fûmes transportés dans une sorte de complexe en orbite autour de la Terre.

L’exploration du complexe nous permit de découvrir deux sarcophages contenant les corps de la femme et de la fille de Saul, mais nous n’avons pas pu les réveiller, car une alarme alerta les gardes et une sorte de robot gardien de notre présence. Nous avons dès lors dû prendre la fuite via la salle de téléportation par laquelle nous étions arrivés...

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Message par Gate » mar. 2 avr. 2019 10:54

Journal d'Arya

Nous revoilà au pied de ce grand pylônes qui nous à téléporté dans la station spatial, tous plus moins affaibli par le robot.
Lorsque que nous reprîmes nos esprit,Raven remarqua que la carte que l'on a utilisé pour actionner le téléporteur est brisée en 2 parties et que l'une d'elles est coincée dans le pylône.
On décide donc de rentrer a Sommet pour ce repose et récupérer de nos blessures,pendant ce temps la a Vera Cruz euhhhh a Sommet, Gnémaline apprend qu'un événement se prépare à Vertige, Les jour de la redondance.
C'est une fête qui dure un peu près une semaine, il y a plein d'activité ,concours de chant ,des cirques, des artiste de rue , des combats d'arène ,ect.
Quand nous sommes rentré a Sommet nous avons retrouvé Gnémaline et nous avons tout dis sur la station spatial.
Après une bonne nuit de repos, on a décidé de demandé à la maire de Sommet de bien vouloir nous donner l'ancienne maison de Saul, ce qu'elle accepte.Mais le fait le plus marquant de cette journée c'est que pendant que l'on discutait je sentit une vibration dans mon sac.
C'était les yeux de Saul du moins la boite qui les contenait qui vibrait, après avoir examinée la boite je n'ai trouvé rien de particulier sauf que a peine quelque seconde après le commencement de la vibration une boule de feu est tomber du ciel et s'écrasa au loin.
Vu que notre curiosité a des limites nous décidons donc de ne pas aller voir l'endroit ou elle est tomber, mais il n'y a pas que cela qui nous en a empêcher car dans la journée un homme a été retrouver mort dans ça maison.......
Cette personne qui méritait de mourir (ce n'ai que mon avis personnel) est Markus.
Son corps a été retrouver pendu,recouvert de pustules vert et poignarder sur sont buste un dessin représentant le symbole du crépuscule du huitième monde et d'une tète de mort.
Suite a quelque recherche on soupçonne sont infirmière une certaine Martina , une femme dont l'on sait pas grand chose pour l'instant.
Lors des interrogatoires des personne qui etait entrée en contact avec Martina on a appris qu'elle venait de vertige.
Nous voila partit donc pour Vertige,mais sur le chemin nous nous sommes arrêté a Marché et la Arsène a vu quelqu'un qui ressemble étrangement a Saul Parlé a un Homme noir a coté d'une roulotte.Sur la roulotte il est marqué¨Omar le Désireux ¨, voyant cela Arsène se rapprocha d'eux pour leur parler et vu un tatouage sur le bras dela personne ressemblant a Saul.
On a quand même continuer notre voyage jusqu’à Vertige tout en suivant la roulotte d'Omar qui ce rendait au même endroit que nous.
Vertige est une grande ville et fortement active en ce moment, ce fut dur pour nous de trouver une auberge mais nous en avons trouvé une qui s'appelle L'escalier penché.
Arséne à apprit que le jeune qui ressemblait a Saul s'appelle Lucas, il apprend aussi que c'est Omar qui l'a élever après l'avoir trouvé dans les ruines de Gtharnem.
Tandis que Gnémaline elle est partit posé des question des médecin pour savoir qu'elle poison a été utilisé sur Markus, un des médecins lui dit de revenir le lendemain pour avoir les infos.
On avait décidé d'aller voir le spectacle d'Omar dans sont Chapiteau le soir mais vu le prix seul quelque ¨élu ¨on pu rentré, alors que moi et Aurore on est partit dans les alentour participer a d'autre activité plus lucrative.
L'ont ce rendîmes tous a l'auberge pour dormir et finir cette journée fatiguant, à notre réveille on entendit une femme crié puis plus rien a part un très long HAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA PAF. On ne sait pas grand chose car on ne sait pas beaucoup intéressé a cette affaire,on sait juste que la femme vient de Membrane.
On est tous partit voir le médecin pour aller chercher les infos sur le poison, il s'agit d'un poison très rare dans cette région c'est de la figue dansante qui vient de Errid Kaloum .
Mias il nous manquait encore quelque information pour pouvoir retrouver Martina, donc on est partit vers le palais pour aller posé des question au maire qui est celui qui a envoyé Martina a Sommet pour aider Markus a la demande de la mairesse de Sommet.
On a rien appris en parlant au maire mais la mairesse nous a invité a aller voir le spectacle d'Omar.
Le spectacle était comment dire pour certain très chouette et pour d'autre une torture, un enfer, une purge, etc.
Après le spectacle, on a décidé d'aller chez des herboristes pour chercher des infos sur le poison et qui aurait pu le vendre à Martina,
On est tomber chez une vielle peau sénile qui nous a jeté du poil a gratter dessus, heureusement pour elle, elle avait des infos sur Martina comme quoi c'est un pouilleuse qui vit dans le quartier pauvre.
Grace a mon flair j'ai retrouver Martina qui se cachait dans une maison délabré.
Dans la cave de la maison, j'ai trouvé Martina qui se cachait derrière des caisse,suite a une altercation entre elle et moi elle avoua avoir travaillé pour Iméthui et qu'elle n'avait pas tué Markus et qu'elle avait elle même peur pour sa vie. Pendant qu'elle parlait Raven a trouvé un petit émetteur en haut dans la maison et la détruit ( je n'en suis pas sur)

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Re: Numenéra

Message par Gate » mar. 2 avr. 2019 10:55

Extraits du journal de Sandro Vermeille, dit Raven :

"Nous sommes enfin de retour à Sommet, où nous avons investi l'ancienne maison de Saul et y avons établi notre base d'opérations. Ce matin, les yeux d'Imetuhi ont vibré, pour une raison inexpliquée. Une boule de feu a également traversé le ciel pour s'écraser dans l'estuaire du passager : s'agit-il de cet étrange satellite que nous avons visité? Imetuhi essaie-t-il de couper les ponts entre nous et lui. Impossible de savoir, à ce stade, mais nous convenons qu'une expédition vers l'estuaire serait nécessaire."

"L'expédition vers l'estuaire devra attendre : Marcus a été retrouvé pendu dans sa maison. Il est recouvert de pustules. Une enquête dans le village nous a appris qu'une infirmière s'occupait de lui et qu'elle est originaire de Vertige. Ou de Membrane. Et qu'elle s'appelle Marina, ou Martina. Elle est partie assez tôt ce matin, emportant un gros sac de voyage avec elle. Nous avons décidé de nous lancer à sa poursuite. La piste nous a conduit jusqu'au Marché où Arsène a découvert quelque chose d'étrange. Enfin, quelqu'un d'étrange: un jeune garçon, nommé Luka, ressemble à Saul comme deux gouttes d'eaux. Il a également un étrange tatouage, avec la marque XI.D à côté du symbole habituel. Ce garçon est le fils adoptif d'un bateleur nommé Omar le Désireux. Celui-ci l'a trouvé près des ruines de Ghtarren. Encore un endroit qu'il nous faudra visiter, mais plus tard... Omar va à Vertige pour son spectacle, dans le cadre d'une sorte de festival qui va attirer plein de monde. Nous avons décidé de nous y rendre également."

"Vertige porte bien son nom: une cité construite à flanc de falaise, le palais du maire Balam et de sa femme Féline étant situé juste au bord du vide. La cité est construite en arc de cercle autour de la falaise, qui donne sur un lac en contrebas. Féline semble être une fan du spectacle d'Omar. Celui-ci utilise des objets magiques pour exercer son art. C'est bien exécuté, mais sans doute pas au point de le revoir à plusieurs reprises. Or Féline semble vouloir assister à la représentation encore et encore. Il y a quelque chose de suspect chez cette femme. Mes compagnons semblent en douter, mais un jour, je prouverai sa noirceur."

"Martina vient bel et bien de Vertige. Nous apprenons que le poison utilisé pour tuer Marcus s'appelle la figue dansante, et ne peut être acheté facilement dans les environs de Sommet: il s'agit d'une plante qui pousse à plus de 2000 kilomètres de cette région. Encore un coup de Imetuhi, à n'en pas douter. Nous retrouvons Martina dans les quartiers pauvres. Elle prétend ne pas avoir tué Marcus, mais a un tatouage comme ses agents. Elle avoue avoir travaillé comme messagère pour Saul, comme Marcus. Elle a travaillé pour l'organisation pendant un an ou deux. Elle se dit espionnée. J'ai en effet retrouvé une sorte de mouchard dans la maison où elle se cachait. Mais un autre problème se pose à nous : une cliente de l'auberge où nous logeons s'est suicidée en se jetant de la falaise. Elle avait l'air paniquée."

"L'auberge est définitivement maudite: un homme a été retrouvé cette nuit dans le couloir, le cou brisé. Il venait de la chambre voisine de celle d'Arya. Dans sa chambre, comme dans celle de la femme qui s'était suicidée la veille, nous retrouvons des traces sur le parquet, comme si des griffes avaient abîmé celui-ci, de chaque côté du lit. De plus, ce corps nous fournit un autre indice : on a inséré des tubes dans les narines de cet homme, et on lui a extrait... quelque chose. Je ne sais pas encore quoi. Une fouille systématique de l'auberge, de la cave au grenier, n'a absolument rien donné."

"Martina a décidé de repartir avec une caravane, à la fin du festival. Mais quelque chose de plus dérangeant s'est produit aujourd'hui : nous avons découvert des puces dans le tatouage sur notre bras. Je les ai extrait, et nous les avons inséré dans un bijou qui a été offert à Féline. Je ris d'avance de la tête que fera Imetuhi quand il se rendra compte que nous avons éventé sa ruse. Nous avons profité de la foire pour le reste de la journée. Bien sûr, Arya s'est battue, et nous avons gagné quelques shins en misant sur ses succès. Une étrange petite fille est pourtant venue à bout de notre championne. Un exploit inoubliable. Nous en avons également profité pour cacher notre tatouage par un autre. Arsène a choisi une chouette. J'ai choisi un corbeau..."

"Cette nuit a été pleine de bouleversements. J'ai été victime d'une agression, et je crains de m'être laissé emporté en supprimant sans aucune forme de procès le responsable. Il s'agit de l'ancien aubergiste, un certain Maximus. Il se cachait dans un repaire secret, au nez et à la barbe des clients et de son propre fils. Il absorbait les rêves de ses victimes, la nuit. J'aurais probablement été tué, ou je serais devenu fou, moi aussi, si je ne m'étais pas "phasé" à travers mon matelas. Le lendemain, je l'ai retrouvé inerte dans son repaire, et j'ai mis fin à ses jours. J'ai été mis en garde à vue par les soldats de Vertige. Un moment, j'ai bien crû que Féline allait utiliser mon manque de discernement pour me faire tuer, mais elle n'en a rien fait. Cela signifie qu'elle ne se doute de rien..."

"Nous avons utilisé un artefact sur Luka : il n'a pas de père... Luka est donc un clone. C'est très troublant."

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Re: Numenéra

Message par Gate » mar. 2 avr. 2019 10:56

Extraits du journal de Sandro Vermeille, dit Raven :

"Nous avons rencontré une autre chercheuse d'artefact au marché: une certaine Moony. Elle a été fort utile lorsque le marché a été attaqué par deux hontris, des sortes d'oiseaux de proies très agressifs. Nous avons sauvé une petite fille de l'enlèvement in extremis. Moony nous a dit vouloir aller jeter un oeil à la météorite qui s'est écrasée dans l'estuaire du passager. Nous hésitions entre cette destination et les ruines de Ghtarren..."

"Nous avons fait étape au bord d'un lac remplit de poissons noirs aux moustaches se terminant par une sorte de grelot. Leur chair est non seulement comestible, mais semble avoir des propriétés médicinales. Elle augmente la perception et permet de se soigner. J'envisage de fabriquer une sorte d'élixir en utilisant ce poisson comme ingrédient principal. L'élixir du professeur Raven, cela sonne pas mal. Il faudra que je fasse quelques essais pour extraire les éléments essentiels de ce poisson."

"Le village de Remora est la localité la plus proche de l'endroit où la météorite est tombée. Il est accroché à flanc de falaise, et ses habitants semblent avoir adopté un rythme de vie lié à la pêche. Ils se couchent et se lèvent tôt. Près de l'auberge, nous avons repéré un vieil homme surnommé Nolan, et portant le tatouage, avec la mention IX.A. Nous avons trouvé un propriétaire de bateau qui a accepté de nous déposer sur le météore, que l'on voit à demi-émergé, au large de la côte."

"Le météore est en réalité une sorte de vaisseau recouvert d'une mousse de couleur mauve. Nous découvrons une plaque d'identification portant la mention :

IMmortal Experiment THeory
Ut omnes unum sint! Ixx/4/b
since 23470

Nous connaissons à présent l'origine d'IMETHUI.

L'exploration du vaisseau nous a permis de récupérer une bibliothèque avec 500 disques reprenant le sigle du tatouage, et numérotés. Je pense qu'il y a un appareil dans la maison de Saul qui me permettra de lire ces disques...

J'ai également mis la main sur un Numenera : une vrille lumineuse."

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